La Gazette

Sans la musique, la vie serait une erreur (Friedrich Nietsche)

La musique pour les enfants, mais pas seulement…
Notre village possède de nombreuses personnes qui enrichissent notre bien-être quotidien. Ces femmes et ces hommes nous permettent d’accéder à des formations, à des enseignements ou à toutes sortes de connaissances proches de chaque habitant.
En arrivant à la route de la Ria 53, nous découvrons une ancienne ferme rénovée qui laisse présager un formidable dynamisme de vie. Une place importante est attribuée aux cinq enfants de la famille se consacrant tous à la musique.
La maman, jeune trentenaire à l’œil pétillant, est pianiste professionnelle, passionnée de musique et amoureuse des notes de Mozart, de Chopin et de Bach. Christine Viret est diplômée d’enseignement, et dispense actuellement à Gletterens des cours de musique adaptés aux enfants. Le piano et la flûte à bec sont enseignés à une trentaine d’élèves d’âge scolaire, mais elle ouvre également sa salle de cours aux adultes. Depuis plus de 12 ans, cette professeure éveille bien des passions et possède une riche expérience d’instruction de la musique.
Une forte demande de leçons provient de tous les villages alentours, et Christine peut encore contenter toutes les sollicitations.

Un lieu d’apprentissage ­chaleureux
La salle de musique est située dans l’ancienne grange de la ferme familiale et offre un confort adapté à un enseignement de qualité. Le piano à queue trône fièrement au milieu de la pièce, entouré de partitions et de méthodes de toutes sortes. La batterie installée nous laisse entrevoir une ouverture aux différents mondes de la musique.
L’enseignement de Christine se base sur un partage avec l’élève, et permet une progression du niveau de chacun en fonction de ses aspirations personnelles. Au revoir les leçons rébarbatives de musique ! Le répertoire enseigné est très large, couvrant autant le style classique, pop ou musique de film. Les élèves progressent ainsi dans un esprit permettant de vivre la musique et non pas de la subir. Cependant, Christine apprend à chaque élève qu’une bonne progression ne peut s’effectuer qu’avec une activité régulière.

Une vie en musique
Issue d’une famille fortement impliquée dans le monde musical, Christine Viret décide à l’adolescence, que sa vie serait consacrée à la musique. Elle effectue ses études au Conservatoire de Lausanne où elle obtient également un diplôme de solfège. Elle ne conçoit pas l’aménagement de ses journées sans une pratique musicale. Au-delà de l’enseignement, elle consacre encore son temps à différents projets d’accompagnement pianistique. Avec cinq enfants à élever, elle peut compter également sur un total appui d’une jeune fille au pair, de sa famille et de son mari, Pierre. L’harmonie s’étend donc au-delà de la musique…
Actuellement seule à enseigner, elle n’exclut pas un jour de s’associer à d’autres professeurs pour étendre l’offre à différents instruments.
L’enseignement musical se trouve en de bonnes mains dans notre village, et c’est avec beaucoup de plaisir que Christine Viret répondra à toutes vos questions.

Renseignements
Christine Viret
Route de la Ria 53
026 667 26 08.

John Kummli

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Lotissement de Fin de Gros Bois Dessous

La construction du lotissement de Fin de Gros Bois Dessous débutera dans le courant du mois de mars. Ce projet de vingt-quatre villas ossature bois est réalisé conjointement par FGBD SA consortium d’entreprises ayant son siège à Gletterens et Flexome SA, entreprise générale.
Le chantier va débuter par les travaux d’infrastructures telles que les chemins de dessertes du lotissement et les canalisations principales des eaux claires et des eaux usées.
La construction des villas s’échelonnera sur 4 à 5 ans en fonction des ventes. Le projet pourrait être terminé fin 2017.
Le quartier divisé en cinq secteurs comptera 8 villas groupées, 8 villas mitoyennes et 8 villas individuelles.

Une place de jeux et des jardins potagers feront partie des aménagements extérieurs.

Les constructeurs sont soucieux d’éviter au maximum les désagréments aux riverains pendant la durée des travaux. Un courrier d’information sera envoyé ces prochains jours aux personnes concernées.

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Le miel par passion

« Si l’abeille disparaissait de la surface du globe, l’homme n’aurait plus que quatre années à vivre ». Cette fausse citation, bien qu’attribuée à Albert Einstein, met en évidence l’importance de l’apiculture sur toute la surface de notre planète.

En effet, le miel est une des dernières denrées strictement naturelles. Il représente la douceur et le sucre, il est produit partout dans le monde, sans aucune autre intervention humaine, si ce n’est la « domestication » de certains essaims.
Depuis la nuit des temps, il est le symbole de la félicité, de la richesse et du labeur.
Dans notre commune, il reste encore quelques passionnés qui produisent, avec l’aide de leurs colonies, ce fameux nectar. Cet article a pour but de mettre en valeur ce travail et cette passion ainsi que, dans une moindre mesure, de vous sensibiliser à l’importance de cet insecte sur nos vies quotidiennes.
Francis Ansermet a inoculé son virus à Raphaël Bernard qui depuis plus d’une saison a repris sur les conseils avisés de son mentor, l’exploitation d’une trentaine de ruches.

Comment vous est venue l’envie de vous lancer dans l’apiculture ?
Francis Ansermet : Grâce à Robert Dubey qui faisait de l’apiculture et, dans un premier temps, j’ai commencé par l’aider. Ensuite, il m’a conseillé de prendre une ruche et tout a commencé comme ça. J’ai commencé avec un Dadant (nom pour les ruches extérieures). Par la suite, j’ai augmenté mes colonies de 1995 jusqu’en 2000 avec la reprise d’un rucher complet à Dompierre, que j’ai ramené à Gletterens. Depuis l’an passé, c’est Raphaël qui s’occupe de la colonie. Il devra néanmoins prendre des cours d’apiculteur à l’institut de Grangeneuve et obtenir son certificat pour entrer dans la « famille ».

Raphaël Bernard : Tout est parti de la location de la maison de Francis. Ses ruches étant dans le jardin, j’ai eu en plus le plaisir de prendre en charge la colonie. Dans un premier temps, je ne savais pas trop ou j’allais, mais j’ai été vite « piqué » et je me suis pris au jeu.

Avez-vous des normes d’hygiène à respecter pour produire du miel ?
F. A. : Nous sommes contrôlés par la société romande d’apiculture. Chaque année, nous contrôlons la teneur en eau dans le miel, qui est de 18,5. Si on dépasse ce chiffre notre miel n’est pas labellisé. Pour la teneur en eau, si nous ne sommes pas dans la norme, c’est une indication que le miel n’est pas mûr et qu’il y a un risque de pourriture. En principe l’abeille détermine elle-même quand son nectar est à maturité en bouchant (opercule) les alvéoles.

Comment faites vous pour rassembler des colonies ?
R. B. : On peut acheter une petite colonie avec une reine et si la reine est productive on agrandit la ruche avec des cadres supplémentaires. Il y aussi la possibilité de trouver des essaims, principalement au mois de mai. Ces essaims proviennent soit de sa propre colonie qui se divise avec une nouvelle reine et quitte la ruche primaire (rucher initial). Soit ce sont des essaims qui peuvent venir de plus loin (village voisin ou / et rucher voisin). Parfois il faut changer la reine de ces essaims. On en trouve chez des apiculteurs spécialisés dans la reproduction de reines que nous recevons par courrier postal, ceci pour le côté anecdotique.
Une fois la colonie rassemblée, il faut en assurer le suivi et la survie en contrôlant si les abeilles ne sont pas atteintes par un virus. Il y aussi le problème des traitements dans l’agriculture qui peuvent décimer une colonie. En principe, les agriculteurs ne sont pas autorisés à traiter avant 21h.

Combien produisez vous de miel par année et un ­apiculteur peut-il vivre de son travail ?
F. A. :  C’est proportionnel au nombre de ruches, la qualité de la colonie : la moyenne est d’environ 12 kilos. Si la météo est mauvaise (froide), les abeilles peuvent également manger leur production pour survivre. Il y a aussi la notion des distances comme par exemple si un champ de colza est trop éloigné du rucher, les abeilles auront tendance à ne pas y aller.
Pour la rentabilité, je dirais que c’est plus une passion qu’une profession et il faudrait plus de 200 ruches pour commencer à imaginer en vivre.

Les abeilles sont-elles ­dangereuses ? Quelle est la différence entre les guêpes et les abeilles ?
R. B. En principe, et comme pour beaucoup d’espèces, les abeilles ont plus peur de nous que le contraire… Il faut rester calme quand elle est à proximité et ne pas commencer à s’agiter dans tous les sens. Contrairement aux guêpes, si une abeille vous pique, elle perd son dard et meurt.
Les guêpes ne sont pas plus dangereuses que les abeilles. Ce sont simplement des profiteuses qui ne produisent pas de miel et qui s’alimentent souvent dans les ruchers. Un des soucis des apiculteurs, c’est de contrôler de ne pas avoir trop d’intruses dans ses colonies.

Quelques chiffres
1 essaim = 1 reine, 500 faux-bourdons, 25 000 ouvrières.
1 colonie = 1 reine, 3000 faux-bourdons, 6000 ouvrières.
Au cours de sa vie, une reine pond environ 500 000 œufs.
Pour obtenir 1 kilo de miel, il faut 3 kilos de nectar récolté soit 100 000 sorties sur 150 millions de fleurs.
Au printemps, le miel provient principalement des arbres fruitiers, des pissenlits et du colza.
En août, le miel provient des sapins, framboises et lavandes.

Nicolas Savoy

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Questionnaire

Dans l’édition précédente, nous avions organisé un sondage concernant la nouvelle gazette.
Les résultats sont très encourageants et l’accueil de la nouvelle version a été particulièrement apprécié. Etonnamment c’est une majorité de réponses en langue allemande qui nous est parvenue.
Le « design » a été plébiscité sans exception et  la majorité absolue désire y être abonnée gratuitement.
Une version électronique n’est pas vraiment désirée.  Par contre, 3-4 parutions par année sont souhaitées.
Il est étonnant de constater que peu de personnes ont des anecdotes  villageoises à raconter ou des photos à publier.
Les petites annonces sont les bienvenues.
La parution de publicité au sein de la gazette est très partiellement acceptée.
Le bilinguisme est en grande majorité souhaité.
Ces réponses démontrent que l’esprit village est bien présent, mais mettent aussi en exergue le fait que la population est très mélangée entre romands et alémaniques. Il est intéressant de constater que justement les alémaniques se sentent très concernés par la vie du village, ce qui démontre une certaine intégration.
Ces réactions positives encouragent le comité de rédaction à poursuivre ses efforts afin de rendre cette gazette encore plus attractive. Nous remercions tous les participants de leur intérêt.

Le comité de rédaction

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Editorial n°4

Chères lectrices et chers lecteurs,
Le comité de rédaction de la gazette vous remercie chaleureusement pour les nombreuses remarques et avis positifs qui nous sont parvenus après la première parution de la nouvelle édition. Ils sont un signe  d’encouragement et de motivation adressés à l’équipe afin d’assurer une continuité  du journal villageois.
Au centre de nos préoccupations actuelles, nous plaçons aujourd’hui l’éducation et le développement de nos enfants auxquels nous consacrons une part non négligeable de notre budget. L’augmentation de la population est majoritairement formée par de jeunes familles avec enfants, ce qui induit forcément quelques investissements. C’est ainsi que notre village propose quelques adaptations. Je suis convaincue que si nos jeunes et plus jeunes habitants se sentent à l’aise dans notre commune, cela influence également positivement l’intégration des parents.
C’est la mi-temps pour la législature actuelle de notre conseil communal. Nous profitons de cette occasion pour leur poser quelques questions concernant leurs dicastères.
Après la grisaille des mois d’hiver, la saison se réchauffe et la nature nous offre un grand choix de couleurs, de formes et d’odeurs que nous accueillons avec joie. Avec notre reportage sur le miel, les abeilles et l’apiculture nous désirons vous donner un avant-goût  des mois à venir.
J’aimerais saisir l’opportunité qui m’est donnée, pour vous rappeler que vous pouvez à tout moment nous faire parvenir vos commentaires ainsi que nous proposer des thèmes pour nos prochaines éditions. Le plus simple est d’utiliser notre adresse email. Les courriers sont naturellement aussi les bienvenus. Vous trouverez l’adresse dans les pages intérieures.
Enfin, je vous souhaite beaucoup de plaisir à parcourir nos textes !

Birgit Robert

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A propos du giron des jeunesses de la Broye à Gletterens: quatre questions adressées aux jeunes et aux adultes

Les jeunes
Voici une synthèse des réponses de ces jeunes, responsables ou bénévoles pour leur giron de : secrétariat, camping, parking, sécurité, webmaster, bénévolat, construction, déchets, décoration, présidence de jeunesse, sponsoring, tonnelle, jeux…

Les adultes
Plusieurs adultes, bénévoles ou responsables de : l’animation, décoration, construction, peinture, déchets, subsistance, présidence de l’organisation générale, gestion des bénévoles, ravitaillement, bar, tonnelle, sécurité, cuisine, parking, montage, jeux, électricité…

Que pensez-vous du bénévolat dans ce monde mené par l’argent ?
Réflexions des jeunes

Le bénévolat est une valeur quand on n’attend rien en retour. À ces 800 à 900 bénévoles, un grand merci ! Sans eux, on n’aurait pas fait grand chose. Oui, donner, c’est rare.
Nous, on ira aider d’autres jeunesses organisatrices. La solidarité rend la fête belle.
Message aux futures générations : « N’oubliez pas d’être bénévoles ! » Autre version de : « Hodie mihi cras tibi », la charte du camping du giron.

Réflexions des adultes
Dans un monde suractif, ce n’est pas évident de trouver et de donner de son temps.
Offrir gratuitement quelque chose à son prochain, des centaines de personnes l’ont fait ici et c’est magnifique.
Bon, c’est souvent les mêmes têtes qu’on retrouve. Mais au-delà de la difficulté de dénicher des bénévoles, quand les gens sont là, ça marche et c’est une grande satisfaction.
Quand je pense que certains ont offert leurs vacances pour le giron, respect !

Quelles qualités avez-vous découvertes chez les adultes / jeunes avec qui vous avez travaillé ?
Réflexions des jeunes
Les adultes ? On voit leurs qualités et leurs défauts. Comment ils pensent et comment ils travaillent. Ça crée des liens.
Ils restent et font leur tâche jusqu’au bout. S’ils ne sont pas du métier, ils essaient d’apprendre. Ce sont de grands enfants ! (rires) très motivés et dévoués à la jeunesse.

Réflexions des adultes
« Les jeunes…, il fait bon avec ! »
Le chantier et la fête nous ont rapprochés des jeunes dont on peut lister les qualités : super sympas, bosseurs, motivés, bien organisés, de bonne humeur, respectueux…
Et ils réfléchissent, font ce qu’on leur dit, essaient d’apprendre de nouveaux savoir-faire et n’ont pas peur des responsabilités.
Même avec les « aïeuls » c’était merveilleux, on s’est bien compris.
« Tout le contraire de ce qu’on entend d’habitude sur les jeunes. »

Que pensez-vous qu’un giron de jeunesse offre à un jeune en 2013 ?
Réflexions des jeunes
Une nouvelle expérience : l’occasion de sortir à 16 ans et de découvrir les traditions des girons de jeunesses broyardes. On y fait de nouvelles rencontres et on vit de l’amitié et de la convivialité.
En 2013, un jeune est beaucoup plus dans l’informatique et pas assez dans la construction manuelle. Alors, au giron, on est avec des adultes qui nous apprennent à manier des outils, à travailler, à se débrouiller et à prendre des initiatives.
On découvre de nouveaux corps de métier et l’esprit d’équipe nous aide si on n’a pas d’expérience.
Ça nous apporte de l’ouverture d’esprit, de la créativité. On prend des responsabilités et sans s’imposer, on donne son avis et on fait valoir ses idées.

Réflexions des adultes
Un giron, ça arrive dans un village qu’une fois tous les 18 à 25 ans. Donc, une expérience humaine qui ne va pas être vécue dans le monde du travail.
Ça sociabilise les gens : faire connaissance avec de nouvelles personnes, d’autres apprentissages, se soumettre à des ordres (en discuter), vivre une belle fête ensemble.
Finalement, montrer nos valeurs aux 20’000 visiteurs qui viendront, c’est une responsabilité. On a un programme à respecter. Vous avez admiré la décoration du village, ses portiques ! Et ces jeux, quel épanouissement dans la bonne humeur !
Ça offre de la débrouillardise, de la camaraderie, du respect pour les anciens. Etre en équipe pour régler ce qui ne va pas comme on veut.

Que vous a apporté votre participation à ce giron ?
Réflexions des jeunes
Ça nous a fait mûrir en étant poussés dans la réalité à travers des rencontres avec de nouvelles personnes aux fonctions souvent importantes. Mais aussi les travailleurs de l’ombre comme ce monsieur portugais responsable des toilettes de sept à vingt deux heures !
On peut montrer ce qu’on sait faire et compléter avec de nouveaux outils ; après, on est fier que ça fonctionne.
C’est des soucis, mais on trouve vite de la satisfaction avec du travail bien fait car on est bien accompagné. Il nous restera de beaux souvenirs et des compétences qui nous aideront plus tard.
On s’échange des coups de mains entre jeunesses.
Les recherches pour imaginer les jeux. Chacun a une base historique : intellectuelle, guerrière, théâtrale, navale… Le tractage par…galère ? « Sont fous ces Broyards ! »
On ne se prend pas la tête ; on est 70 à travailler depuis trois mois ; il y a des absents, des lacunes, des erreurs, des contre-ordres mais la motivation est là. Merci, esprit d’équipe !

Réflexions des adultes
Au-delà de la fatigue, des soucis et des déceptions, il me reste une expérience de vie magnifique. Celle où se côtoient des jeunes qu’on aime bien et des plus anciens qui veulent les entourer de leur générosité et de leur savoir faire.
Ah, les retrouvailles et le plaisir de rendre service, ça laisse de beaux souvenirs.
Une occasion de créer quelque chose de grand, de beau, la joie de donner de mon temps à cette jeunesse de Gletterens.

Xavier Leibzig-Collaud

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Appartements protégés, le point de la situation

Fin 2011 les Assemblées communales des communes de Delley-Portalban, St-Aubin, Vallon et Gletterens votaient un budget d’investissement pour créer des immeubles avec appartements protégés.
Regroupés dans la Coopérative le « Trèfle à 4 »  qui se compose des 4 communes et de souscripteurs privés. Son conseil d’administration a le plaisir de présenter la version définitive du projet. Le premier immeuble sera construit sur la commune de St-Aubin et sera doté de 14 appartements  de 2,5 et 3,5 pièces ainsi que des locaux communautaires. Ces appartements seront aménagés selon les normes prescrites pour les gens souffrant de problèmes de mobilités, ils seront réservés en priorités pour les citoyennes et citoyens des 4 communes.
La mise à l’enquête devrait pouvoir se faire d’ici à la fin de l’année et le début des travaux dans le courant de l’automne 2014. Si cet agenda est respecté les premiers locataires pourront s’ installer dans le courant 2015. Le coût total de cet immeuble est estimé à environ 4 millions de francs avec l’achat du terrain. La coopérative souhaite dans la mesure des besoins construire un autre immeuble dans une des 4 communes  d’ici 2019.
Vous pouvez encore souscrire à une ou des actions de la Coopérative le « Trèfle à 4 », le montant de ces parts est fixé à CHF 500.– l’unité, en prenant une ou plusieurs actions vous ne réaliserez pas  forcément un « placement boursier » intéressant, mais vous participerez à un projet intercommunal à forte vocation sociale. Garder notre patrimoine humain dans nos communes est aussi un gage d’avenir.  n

Renseignements
Administration communale de Gletterens
M. Nicolas Savoy

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Giron 2013 | Les déchets en fête

Entretien avec Monsieur Jean-Luc Peter, président de la commission du développement durable, et Président de la Commission des déchets du Giron.

Roger Robert
Monsieur Peter, comment se fait-il que vous ayez été embarqué dans cette aventure ?

Jean-Luc Peter
En ma qualité de président du développement durable, le comité du giron par l’entremise de son président a pensé me confier la responsabilité de la gestion des déchets de la manifestation. J’ai tout d’abord été surpris de cette demande, j’aurais préféré autre chose de « plus valorisant ». Toutefois, après réflexion, je me suis dis que la gestion des déchets pouvait être importante et intéressante.
J’ai accepté le défi à condition que je puisse créer une équipe comprenant 2 membres de la jeunesse. Cette condition ayant été remplie, je n’avais pas d’autre choix que de me mettre au travail.

R. R.
Comme vous n’avez pas d’expérience dans ce domaine, quelle a été votre première action concrète ?

J.-L. P.
Et bien, j’ai contacté le responsable des déchets du dernier giron qui s’est déroulé à Murist afin de me renseigner sur l’ampleur de la tâche à exécuter, profiter des choses positives et de ne pas réitérer les mêmes erreurs, cas échéant. Deux personnes ont œuvrés à Murist et ont été totalement épuisées à la fin du giron.

R. R.
Conséquences ?

J.-L. P.
J’ai préféré créer une commission déchets de 8 personnes en s’organisant de manière que l’on puisse travailler de façon coordonnée. J’ai donc dû trouver des personnes de caractères différents, débrouillards, disciplinés et conviviaux. C’est ainsi que l’on se trouvait avec d’une part le grand-papa d’un des jeunes, des gens de divers horizons en mélangeant quelques anciens et nouveaux habitants du village, ainsi que de différentes disciplines professionnelles telles que : commercial, transporteur, instituteur retraité, récupérateur retraité et même un membre de la police.

R. R.
C’est très éclectique comme équipe, comment est-ce que ça a pu fonctionner ?

J.-L. P.
Ils se sont tous sentis concernés et nous avons formé un « team » motivé et dynamique. Chacun ayant sa spécialité, les choses se sont mises en place tout naturellement avec un excellent esprit d’équipe.

R. R.
Quel a été votre objectif principal ?

J.-L. P.
Nous voulions un giron propre ! Même si, au premier abord, ce n’est pas valorisant de s’occuper des déchets, il a fallu trouver les arguments. Nous sommes partis d’une page blanche, et avec la bonne ambiance, de bonnes idées et un esprit positif, la mayonnaise a pris tout de suite.

R. R.
Comme vous étiez la dernière commission formée, est-ce que la planification n’a pas été un peu « serrée » ?

J.-L. P.
Non, nous nous sommes organisés en conséquence. Nous avons commencé en octobre 2012 et jusqu’en août 2013 nous avons eu une bonne vingtaine de séances dans le calme, la sérénité, et la convivialité. En outre, nous avons obtenu du comité un budget de CHF 15’000. qu’il a fallut gérer au plus précis. Nous avons dû trouver des partenaires, notamment avec une entreprise spécialisée dans la récupération et le recyclage basée dans la région, ainsi que des entreprises spécialisées dans les véhicules agricoles.

R. R.
Vous avez donc décidé de tout recycler ?

J.-L. P.
Nous avions le choix soit de tout brûler soit de tout trier. Nous avons décidé de trier le verre et le PET séparément et de brûler les déchets généraux. En ce qui concerne plus précisément le recyclage nous avons notamment utilisé des gobelets lavables qui ont été rendus et lavés après le giron. Nous avions également des bennes et des petits véhicules à disposition, ainsi que des poubelles et cendriers magnifiquement décorées par la jeunesse et la commission de décoration. A noter que le camping qui a généré également pas mal de déchets était géré de la même manière.

R. R.
Comment avez-vous réussi à sensibiliser en particulier les jeunesses invitées à la propreté ?

J.-L. P.
Et bien nous avons développé une charte qui tient compte de différents aspects dont :

  • développement durable
  • économique
  • respect de l’individu
  • environnement

Cette charte était affichée à l’entrée du giron et a été envoyée aux jeunesses concernées.

R. R.
Avez-vous été capable de mesurer les effets de cette charte ?

J.-L. P.
A ma connaissance, nous n’avons pas eu de bagarre, ce qui contribue au respect. En ce qui concerne l’environnement, les jeunesses ont très bien joué le jeu. Par contre, au niveau économique, nous avons vu certaines Jeunesses arriver sur place avec leurs propres boissons.
Ce phénomène est malheureusement fréquent et peut mettre en danger la rentabilité et le respect du budget de fonctionnement de futures organisations de girons s’il n’est pas plus cadré.
En règle générale, je peux dire que les objectifs de propreté et d’environnement que nous nous étions fixés ont été parfaitement atteints grâce à une équipe motivée et aux nombreux bénévoles qui ont participé à l’effort de la gestion des déchets.

R. R.
Comment avez-vous réparti le travail ?

J.-L. P.
Nous avons formé des équipes comprenant 2 membres de la commission et de 4 bénévoles qui ont travaillé 20 heures sur 24. Chaque équipe était active pendant 4 heures et béné­ficiait ensuite de 4 heures de repos. Nous avons ainsi pu assurer nos objectifs d’une manière organisée et disciplinée.

R. R.
Conclusions ?

J.-L. P.
Personnellement, j’ai appris à connaitre ce domaine d’activité des déchets, très intéressant, que je ne connaissais pas. J’ai pu aussi admirer les différents travaux des autres commissions, ainsi que le grand soutien de nos autorités communales. J’ai eu la chance d’être soutenu par une équipe formidable.
Exercice réussi pour le soutien à notre Jeunesse de Gletterens
Nous avons finalement travaillé beaucoup d’heures, prises sur nos vacances pour la plus part d’entre nous. Nous n’avons pas vu le temps passer et avons eu beaucoup de plaisir à travailler ensemble et à mieux connaitre tous les habitants de notre sympathique village.
De nouveaux liens d’amitiés se sont créés, et ça c’est bon pour un développement durable.

Roger Robert

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