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La gestion des déchets de la commune

Voilà un sujet des plus intéressants ! Même s’il s’agit de traiter de matières peu nobles, la gestion des déchets est un domaine des plus délicats et qui concerne tout un chacun. C’est ainsi que notre déchèterie est un lieu incontournable pour tous les habitants de la commune. Elle est particulièrement et intensivement utilisée pendant les mois d’été et les fins de semaine par les résidents du caravaning et de maisons de week-end. C’est également un point de rencontre pour les habitants au même titre que le magasin, la poste et les restaurants du village.
Toutefois, la déchèterie, même si tout le monde s’y rend, n’est certainement pas le lieu idéal pour de longues conversations entre habitants. Elle ne devrait pas être confondue avec la place du village. En effet, le lieu est exigu, et les heures d’ouverture sont limitées.  Il s’agit ainsi de distribuer ses déchets rapidement dans les « containers » appropriés et de laisser la place pour les suivants. Nos employés communaux sont à même de vous aider et vous indiquer où exactement vous débarrasser de vos déchets. Outre la fonction première de cette installation communale, nos employés vont aussi s’occuper de gérer la circulation, pour rendre le flux des utilisateurs plus fluide et plus rapide. Il ne sert donc à rien de se plaindre ou encore de « klaxonner » pour avoir une place plus propice pour se garer.
Quelques règles issues du bon sens et de la courtoisie devraient être appliquées par nous tous. Quelques unes sont énumérées ci-dessous

  • faire un tri préalable au domicile,
  • faire preuve de patience,
  • ne pas obstruer l’entrée de la déchèterie,
  • ne pas utiliser de remorque qui prend de la place pour 2,
  • se conformer aux indications des employés communaux,
  • ne pas entamer de longues conversations,
  • ne pas tricher dans la distribution des déchets dans les containers.

Cette liste n’est évidemment pas exhaustive, mais il est peut être nécessaire de préciser le dernier point à savoir les quelques tricheries ou erreurs que nous avons constatées :

  • mauvaise séparation des plastiques et papiers,
  • matières cuites dans le compost,
  • mauvaise couleur dans la distribution du verre.

Ces erreurs si elles sont répétitives engendrent des pénalités pour la Commune sous forme d’amendes substantielles.
Il est aussi intéressant de jeter un œil sur les statistiques des déchets que nous avons récupérés dans notre commune.
En 2013 nous avons récolté par exemple :

  • 55,130 tonnes de verre,
  • 99,580 tonnes d’ordures ménagères,
  • 101,556 tonnes d’objets encombrants,
  • 72,360 tonnes de déchets compostables,
  • 74,640 tonnes de papier et cartons,
  • 9 tonnes de ferraille,
  • 93,500 tonnes de matières inertes,
  • 15,950 tonnes de plastiques,
  • 16 bennes de fer blanc,
  • 1,341 tonne d’huiles.

A cela s’ajoutent encore des déchets divers, tels que matériel électronique, appareils ménagers usagés, capsules Nespresso, bouteilles en PET, polystyrène expansé, médicaments périmés, bois, tubes fluorescents, ampoules, piles, etc.
Un certain nombre de déchets font l’objet d’une taxe supplémentaire. Ainsi si vous apportez par exemples :

  • des palettes,
  • des vieux meubles,
  • des tapis,
  • des pneus.

les employés communaux sont chargés d’évaluer et d’encaisser ladite taxe. Toute personne refusant de payer, repartira avec ses déchets.
Cette activité est donc au service de la population et il s’agit de respecter le travail important effectué par nos employés qui ne ménagent pas leurs efforts pour faciliter à chacun la tâche ingrate de tri et d’élimination des déchets. Qu’ils soient ici remerciés pour leur sérieux et professionnalisme dans ce domaine.

Roger Robert

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Giron 2013 | Les déchets en fête

Entretien avec Monsieur Jean-Luc Peter, président de la commission du développement durable, et Président de la Commission des déchets du Giron.

Roger Robert
Monsieur Peter, comment se fait-il que vous ayez été embarqué dans cette aventure ?

Jean-Luc Peter
En ma qualité de président du développement durable, le comité du giron par l’entremise de son président a pensé me confier la responsabilité de la gestion des déchets de la manifestation. J’ai tout d’abord été surpris de cette demande, j’aurais préféré autre chose de « plus valorisant ». Toutefois, après réflexion, je me suis dis que la gestion des déchets pouvait être importante et intéressante.
J’ai accepté le défi à condition que je puisse créer une équipe comprenant 2 membres de la jeunesse. Cette condition ayant été remplie, je n’avais pas d’autre choix que de me mettre au travail.

R. R.
Comme vous n’avez pas d’expérience dans ce domaine, quelle a été votre première action concrète ?

J.-L. P.
Et bien, j’ai contacté le responsable des déchets du dernier giron qui s’est déroulé à Murist afin de me renseigner sur l’ampleur de la tâche à exécuter, profiter des choses positives et de ne pas réitérer les mêmes erreurs, cas échéant. Deux personnes ont œuvrés à Murist et ont été totalement épuisées à la fin du giron.

R. R.
Conséquences ?

J.-L. P.
J’ai préféré créer une commission déchets de 8 personnes en s’organisant de manière que l’on puisse travailler de façon coordonnée. J’ai donc dû trouver des personnes de caractères différents, débrouillards, disciplinés et conviviaux. C’est ainsi que l’on se trouvait avec d’une part le grand-papa d’un des jeunes, des gens de divers horizons en mélangeant quelques anciens et nouveaux habitants du village, ainsi que de différentes disciplines professionnelles telles que : commercial, transporteur, instituteur retraité, récupérateur retraité et même un membre de la police.

R. R.
C’est très éclectique comme équipe, comment est-ce que ça a pu fonctionner ?

J.-L. P.
Ils se sont tous sentis concernés et nous avons formé un « team » motivé et dynamique. Chacun ayant sa spécialité, les choses se sont mises en place tout naturellement avec un excellent esprit d’équipe.

R. R.
Quel a été votre objectif principal ?

J.-L. P.
Nous voulions un giron propre ! Même si, au premier abord, ce n’est pas valorisant de s’occuper des déchets, il a fallu trouver les arguments. Nous sommes partis d’une page blanche, et avec la bonne ambiance, de bonnes idées et un esprit positif, la mayonnaise a pris tout de suite.

R. R.
Comme vous étiez la dernière commission formée, est-ce que la planification n’a pas été un peu « serrée » ?

J.-L. P.
Non, nous nous sommes organisés en conséquence. Nous avons commencé en octobre 2012 et jusqu’en août 2013 nous avons eu une bonne vingtaine de séances dans le calme, la sérénité, et la convivialité. En outre, nous avons obtenu du comité un budget de CHF 15’000. qu’il a fallut gérer au plus précis. Nous avons dû trouver des partenaires, notamment avec une entreprise spécialisée dans la récupération et le recyclage basée dans la région, ainsi que des entreprises spécialisées dans les véhicules agricoles.

R. R.
Vous avez donc décidé de tout recycler ?

J.-L. P.
Nous avions le choix soit de tout brûler soit de tout trier. Nous avons décidé de trier le verre et le PET séparément et de brûler les déchets généraux. En ce qui concerne plus précisément le recyclage nous avons notamment utilisé des gobelets lavables qui ont été rendus et lavés après le giron. Nous avions également des bennes et des petits véhicules à disposition, ainsi que des poubelles et cendriers magnifiquement décorées par la jeunesse et la commission de décoration. A noter que le camping qui a généré également pas mal de déchets était géré de la même manière.

R. R.
Comment avez-vous réussi à sensibiliser en particulier les jeunesses invitées à la propreté ?

J.-L. P.
Et bien nous avons développé une charte qui tient compte de différents aspects dont :

  • développement durable
  • économique
  • respect de l’individu
  • environnement

Cette charte était affichée à l’entrée du giron et a été envoyée aux jeunesses concernées.

R. R.
Avez-vous été capable de mesurer les effets de cette charte ?

J.-L. P.
A ma connaissance, nous n’avons pas eu de bagarre, ce qui contribue au respect. En ce qui concerne l’environnement, les jeunesses ont très bien joué le jeu. Par contre, au niveau économique, nous avons vu certaines Jeunesses arriver sur place avec leurs propres boissons.
Ce phénomène est malheureusement fréquent et peut mettre en danger la rentabilité et le respect du budget de fonctionnement de futures organisations de girons s’il n’est pas plus cadré.
En règle générale, je peux dire que les objectifs de propreté et d’environnement que nous nous étions fixés ont été parfaitement atteints grâce à une équipe motivée et aux nombreux bénévoles qui ont participé à l’effort de la gestion des déchets.

R. R.
Comment avez-vous réparti le travail ?

J.-L. P.
Nous avons formé des équipes comprenant 2 membres de la commission et de 4 bénévoles qui ont travaillé 20 heures sur 24. Chaque équipe était active pendant 4 heures et béné­ficiait ensuite de 4 heures de repos. Nous avons ainsi pu assurer nos objectifs d’une manière organisée et disciplinée.

R. R.
Conclusions ?

J.-L. P.
Personnellement, j’ai appris à connaitre ce domaine d’activité des déchets, très intéressant, que je ne connaissais pas. J’ai pu aussi admirer les différents travaux des autres commissions, ainsi que le grand soutien de nos autorités communales. J’ai eu la chance d’être soutenu par une équipe formidable.
Exercice réussi pour le soutien à notre Jeunesse de Gletterens
Nous avons finalement travaillé beaucoup d’heures, prises sur nos vacances pour la plus part d’entre nous. Nous n’avons pas vu le temps passer et avons eu beaucoup de plaisir à travailler ensemble et à mieux connaitre tous les habitants de notre sympathique village.
De nouveaux liens d’amitiés se sont créés, et ça c’est bon pour un développement durable.

Roger Robert

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